LES ENSEIGNEMENTS D’UNE ÉCLATANTE VICTOIRE FRANÇAISE

OPEN



La Marseillaise pour un authentique exploit

Après dix jours de tension et 576 donnes, c’est notre hymne national qui a retenti sur la magnifique pelouse du stade Groupama de Budapest.Il saluait la victoire de six authentiques champions : Thomas Bessis, François Combescure, Cédric Lorenzini, Jean-Christophe Quantin, Jérôme Rombaut, Fréderic Volcker et leur capitaine Lionel Sebbane.

Elle ne devait rien au hasard puisqu’elle était déjà acquise un match avant la fin. Elle marque sans doute une nouvelle étape dans le statut international de notre bridge open. Elle est nous, semble-t-il, le résultat d’entraînements réguliers et d’une grosse somme de travail.

Un tiers de siècle plus tard

Imaginez ! Cela faisait trente-trois ans que nous n’avions pas remporté un championnat d’Europe.

L’heure des compliments

Ils vont en tout premier aux joueurs, à une équipe des plus soudées, au capitaine, au Comité de sélection qui semble avoir trouvé avec le nouveau DTN, Philippe Cronier, la bonne formule. Une parenthèse amusante : ce DTN faisait partie de la dernière équipe de France championne d’Europe à Wiesbaden en 1983 (Corn - Cronier, Lebel - Soulet, Mouiel - Szwarc, capitaine Pierre Schemeil) !

Regard sur le classement

Sur le podium, on trouve la Suède, plébiscitée parmi les vainqueurs possibles au même titre que les Pays-Bas, troisième.Quatrième pas très loin, sinistré dans son match contre la France, on trouve Monaco qui a joué, volens nolens, à cinq joueurs. Viennent ensuite les trois derniers qualifiés pour Lyon 2017 et la Bermuda Bowl : l’Allemagne, l’Italie et la Bulgarie.

Monaco, l’Allemagne (qui a reconstruit une équipe autour de Sabine Auken et Roy Welland) et, à un moindre titre, la Bulgarie sont les pays qui ont subi les vagues que l’on sait avec Israël et la Pologne. Ces deux derniers pays sont les grands perdants, de manière très étonnante pour la Pologne, derniers champions du monde dans la même formation.Un point est sûr : l’élimination de quatre paires vedettes suspectes a modifié le panorama du bridge européen. C’est bien ainsi.Dans l’open, rappelons que trente-sept pays participaient.

Pour les mordus du classement Butler

Sachez que les Néerlandais Brink et Drijver se retrouvent à la première place devant, au coude à coude, Bessis - Volcker et Quantin – Lorenzini, suivis d’Helness – Helgemo, qui ont joué 560 donnes sur 576…

Dames



Une confirmation avec la médaille d’argent

La France restait sur une victoire en Venice Cup, le championnat du monde féminin. Il ne faudrait pas considérer sa seconde place à Budapest comme une déception mais bien comme une confirmation. Confirmation de ce que nous savons depuis des années, notre équipe féminine est au sommet de la hiérarchie mondiale et européenne. Sans remonter trop loin, la France a gagné les championnats d’Europe en 2006, 2008 et 2010. Et surtout, ne croyez pas qu’un championnat d’Europe soit plus facile à remporter qu’un championnat du monde, ce sont des tâches équivalentes.

Un grand bravo donc à Bénédicte Cronier, Nathalie Frey, Catherine d’Ovidio (le retour !), Vanessa Réess, Sylvie Willard et Joanna Zochowska et au toujours souriant capitaine Laurent Thuillez.

Le classement

Tout au long de l’épreuve, ce fut un chassé-croisé, le plus souvent à l’avantage de la France. Au final, le titre revient à l’éternelle équipe d’Angleterre. Troisième, on trouve la Pologne. La Russie, Israël, les Pays-Bas et la Suède complètent la liste des qualifiées pour Lyon.Une liste qui n’est sujet d’aucun étonnement et hautement prévisible : qui disait que souvent femme varie ?Il y avait au total vingt-trois pays représentés.

Et le classement Butler

Ce sont deux paires françaises qui tiennent le haut du pavé avec Réess - Zochowska, devant D’Ovidio - Frey, une jolie entrée. On constate le phénomène apparent à la table, à savoir le petit coup de mou de notre troisième paire, bien plus loin dans le classement. Nous les retrouverons en meilleure forme, soyons-en certains, en Pologne en septembre pour les championnats du monde.

Seniors



Ils ont fini fort

Dans notre précédente newsletter, nous avions avoué notre déception face au parcours de l’équipe seniors. Ils ont bien mieux fini (16,5 points de moyenne sur les trois derniers matchs) et terminent à leur meilleur classement durant l’épreuve : sixièmes. Comme l’écrit le communiqué fédéral, l’équipe a appris à se souder et a gagné en expérience, puisque seuls trois joueurs parmi les six nous avaient déjà représentés dans un championnat international.

Nicolas Déchelette – Georges Iontzeff, Jean-Jacques Palau - Pierre-Yves Guillaumin, Philippe Toffier - Pierre Schmidt et leur capitaine Éric Gautret nourrissaient sans doute des ambitions plus grandes.

On restait, certes, sur le naufrage complet de notre équipe seniors en 2014 mais aussi sur trois titres depuis Malte 1999 et surtout sur de nombreuses médailles mondiales de toutes les couleurs. Cette équipe trouvera une chance de faire mieux à Wroclaw.

Le classement

Le podium est constitué, dans l’ordre, par Israël, la Suède et la Pologne.Qualifiés pour la D’Orsi Senior Bowl : la Turquie, l’Italie et l’Autriche.Jouaient vingt-quatre équipes.Ainsi, seule la Suède (avec la France) sera triplement représentée à Lyon, tandis que l’Italie, la Pologne, les Pays-Bas et Israël auront deux équipes.

Et toujours le Butler…

Caché pendant l’épreuve, sauf aux capitaines sur demande, piraté avec des erreurs dans le même temps par un site dédié au bridge, ce classement seniors ne nous inspire que peu de réactions. Les paires en tête du classement sont assez peu connues (du moins par nous), à l’instar d’Efraimson et Axdorph, deux Suédois, très détachés des Autrichiens classés seconds. Dans notre équipe, les meilleurs sont Schmidt et Toffier, huitièmes, devant Palau-Guillaumin et Déchelette - Ionzteff, respectivement 23èmes et 24èmes.

DES PRONOSTICS EN PLEIN DANS LE MILLE OU PRESQUE

Félicitations aux vainqueurs du concours de pronostics qui seront prochainement contactés par email pour recevoir leur prix :

  • 1er prix : M. Baudry
  • 2nd prix : Mme Leber
  • 3ème prix : M. Simon

Nous avions établi des pronostics dans notre première newsletter, parue quelques jours avant le début du championnat. Rappelons que sept équipes se sont qualifiées pour Lyon dans chaque catégorie.

En open

Nous avions cité la Pologne, la Suède, les Pays-Bas, la France, Monaco, l’Angleterre, la Bulgarie et l’Italie, soit tout le podium et l'ensemble des qualifiés, sauf l'Allemagne. Avec deux échecs : la Pologne (championne du monde) et l’Angleterre.

En dames

Nous avions cité exclusivement la France, l’Angleterre, les Pays-Bas, la Pologne et la Suède : tout le podium et ces cinq pays sont tous les sept premiers : difficile de faire mieux.

En seniors

Nous écrivions «pronostic fragile» et émettions un jugement «sans plus de garantie, dans l'ordre alphabétique» : on ne pouvait plus modeste. Nous citions sept pays, dont deux sont sur le podium et deux autres qualifiés : quatre sur sept, donc.

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